Pour ce match, il fallait "se sortir les tripes", "un miracle" selon la presse française et italienne. Parce qu'une visctoire pouvait ne pas suffire, si la Roumanie battait les Pays Bas, chose qui ne s'est pas produite. Alors il restait à gagner ce dernier match de poule pour accéder aux quarts de finale contre l'Espagne à Vienne.

La France a entamé le match par le bon bout, multipliant les rushs offensifs, pressant haut et récupérant les ballons à 40m du but italien. Mais cette position très haute sur le terrain, la mettait en difficulté chaque fois qu'elle perdait la balle. Sur les dix premières minutes, les deux équipes faisaient jeu égal, se créant chacune une grosse occasion.

Mais sur un effort défensif, Ribéry, le seul accélérateur du jeu français, se tordit le genou et dû sortir sur une civière, direction l'hôpital. 1er coup dur pour la France. Il a été remplacé par Nasri. La FRance a déjà accusé le coup, le dépositaire de son jeu venait de sortir, il fallait sans doute quelques minutes pour s'habituer à jouer sans Ribéry.

Malheureusement, sur une longue balle en profondeur, Toni s'échappait vers le but. Abidal revenant comme une fusée faisait faute aux 6m. Pénalty + carton rouge, la sanction était cruelle. Le pénalty est valable, mais le carton doit sanctionner l'intention d'empêcher une action de but en faisant faute. Or l'intention n'est vraiment pas évidente. Pirlo transforme le pénalty dans la lucarne droite de Coupet, pourtant parti du bon côté. 2e coup dur. A 10 contre 11, les bleus devront marquer deux fois pour espérer passer.

Voyant leur supériorité numérique et des français complètement déboussolé, les italiens accélèrent et se procurent des occasions que Toni ne réussi pas à convertir. La réussite changerait elle de camp ? Pas vraiment. Les français sont incapables de s'approcher dangereusement des buts de Buffon.
Et lorsqu'ils y arrivent, la défense ou le gardien italien empechent les bleus de revenir au score.

Brouillons, sans idées et sans génie, les français tentent mais on a plus le droit à des raids qu'à des réelles actions. Difficile de convertir ses propres actions dans ces conditions. Benzema, Henry, Govou auront beaucoup tenté, sans réussite.

Et quand l'Italie convertit un coup franc de 30m détourné par Henry, on se dit que la réussite n'est pas avec la France hier soir. Eliminée sans aucune victoire, ni panache, avec des dizaines d'interrogations, le sélectionneur doit remettre ses choix en question. La France est la première "grande" nation à être éliminée de cet Euro : c'est un échec.