Dès l'entame de match on a senti les italiens plus impliqués et surtout plus en jambes que lors de leur dernière sortie contre les Pays Bas. Les changements tactiques opérés par Donadoni ont eu leurs effets : plus de solidité défensive et surtout plus d'idées et de présence devant.

Mais malgré toutes les bonnes volontés affichées, l'Italie butait encore et toujours contre le bloc roumain, compact. La Roumanie, elle, procédait en contres et s'est créé plusieurs situations chaudes, notamment par Mutu. Buffon veillait au grain.

Leurs qualité défensive, les roumains la doivent surtout à un "fighting spirit des Carpates" : ils n'abandonnent jamais et il y a toujours un pied, une jambe, une tete ou le gardien pour sauver les meubles.
Malgré ce bloc défensif, l'Italie arrivait à bien trouver Toni devant. Le géant italien régnait sur les airs et son jeu tout en déviation a créé beaucoup de problèmes à la Roumanie, allant même jusqu'à marquer un but, injustement refusé pour un hors jeu inexistant.

Mais en football, dominer n'est pas gagné ! l'Italie allait vérifier encore cet adage lorsque sur une longue balle devant Zambrotta voulant dévier de la tête à son gardien se fait intercepter par Mutu qui s'en va battre tranquillement Buffon : 1-0.

Les affaires se compliquaient pour la Nazionale, mais heureusement Panucci, à la réception d'un corner de Pirlo, allait délivrer les siens et égaliser deux minutes plus tard.
Un pénalty arrêté de Buffon préservait les chances italiennes de qualification : il faudra battre la France et espérer que la Roumanie ne batte pas les Pays Bas pour que l'Italie se sorte de ce groupe.